Tour
d'horizon et conséquences des
traumatismes les plus fréquents en
football,
décrits par la Société française de
chirurgie orthopédique et
traumatologique (Sofcot).
Entorse du
ligament externe de la cheville
C'est la pathologie la plus
fréquente dans le football. Cette
entorse de la cheville résulte de
faux mouvements latéraux :
changement de direction, pied mal
posé sur un sol instable, dérapage,
en roulant sur le ballon, etc. Le
traitement est dit fonctionnel,
c'est-à-dire que des attelles
immobilisent la cheville au niveau
du ligament externe, mais préservent
la fonction de flexion extension, ce
qui permet la marche et évite la
fonte musculaire liée à une
immobilisation prolongée. Le
traitement est prescrit pendant 3
semaines. Attention, mal traitée,
l'entorse est source de séquelles
(douleurs, instabilité, blocages
quasiment inéluctables). Elle est
aussi à l'origine de pathologie
chronique comme l'arthrose et
nécessite parfois un traitement
chirurgical.
Traumatisme
musculaire
Ce sont les
deuxièmes
traumatismes les
plus fréquents chez
les footballeurs,
juste derrière les
entorses de la
cheville. Ils sont
de deux types : coup
direct (la béquille)
et étirement
excessif du muscle
lors d'impulsion, de
démarrage violent.
Ces lésions sont
plus fréquentes
au-delà de 30 ans et
en cas de mauvais
échauffements et
entraînements.
Première chose à
faire : application
de glace et bandage
compressif. En cas
de simple
contracture,
d'élongation ou de
contusion bénigne,
un repos suivi d'une
rééducation permet
une reprise en 2 à 3
semaines. Plus grave
est le claquage,
indiquant la rupture
de plusieurs fibres
musculaires. La
rééducation
progressive en
diverses étapes
permet une reprise
sportive en 6 à 8
semaines. En cas de
rupture totale, le
temps
d'indisponibilité
est de 3 à 6 mois.
La complication la
plus fréquente est
la récidive de la
lésion, souvent due
à une reprise trop
précoce du foot.
Rupture du
ligament
croisé
antérieur du
genou
Moins
fréquente
que
l'entorse de
la cheville,
la rupture
du ligament
croisé
antérieur (LCA)
est en
revanche
plus grave.
Cette lésion
découle de
la pratique
même du foot
qui
multiplie
les tacles
et les
brusques
changements
de
direction.
La rupture
du LCA est
souvent
associée à
des lésions
du ménisque,
du cartilage
et d'autres
ligaments,
ce qui
retarde la
guérison. Le
traitement
repose sur
l'autogreffe
immédiate ou
retardée.
Cette
opération
est efficace
et
n'affaiblit
pas le
genou. Si
cette
intervention
s'impose
chez le
footballeur
de haut
niveau, elle
se discute
chez les
autres
sportifs et
peut être
remplacée
par un
traitement
orthopédique.
La décision
repose sur
l'instabilité
du genou et
l'importance
de la gêne
fonctionnelle
(nombre de
fois où le
genou se
dérobe). À
noter
toutefois
que sans
opération,
la lésion
augmente le
risque
d'arthrose à
long terme,
au bout de
15 à 20 ans,
chez 80% des
sportifs. À
l'issue de
l'opération
chirurgicale,
il faut
respecter le
temps
nécessaire à
l'incorporation
de la greffe
par
l'organisme,
à la
cicatrisation
ligamentaire,
estimée à 6
mois. Si la
reprise de
certaines
activités
dites dans
l'axe
(footing,
natation,
vélo) reste
possible
vers le 3e
ou 4e mois,
le foot
n'est
absolument
pas
envisageable
avant le 6e
mois. Et
l'athlète ne
reprend
confiance
qu'après 8,
voire 10
mois.
Fracture de
la cheville
Elle résulte
d'un choc
direct (coup
de pied dans
la malléole
externe,
coup de pied
dans le
ballon). La
cheville est
immobilisée
par un
plâtre. En
cas de
déplacement,
une
chirurgie
est
nécessaire
au
préalable.
Le plâtre
est conservé
environ 6
semaines et
la
rééducation
dure un
mois, soit
un total de
2 à 3 mois
d'indisponibilité.
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